
Détroit d'Ormuz: vers un déploiement au sol des Américains? Voyez l'hypothèse de Stéphan Bureau
TVA Nouvelles
Des parachutistes en attente, des marines en route, un mini porte-avions en mer. Les signaux qui s’accumulent autour du détroit d’Ormuz laissent entrevoir, selon l’analyste Stéphane Bureau, une possible intervention militaire terrestre américaine pour sécuriser l’une des voies maritimes les plus stratégiques de la planète.
Le 3 mars dernier, Donald Trump promettait d’escorter les pétroliers dans le détroit, allant jusqu’à s’engager à ce que les États-Unis remplacent les grands groupes privés si ceux-ci refusaient de prendre le risque, rappelle Stéphan Bureau.
La géographie du détroit rend toute protection navale extrêmement difficile : « C’est tellement étroit qu’un petit camion avec un lance-missiles se déplace en quelques secondes », explique-t-il.
Pour créer des conditions de navigation sécuritaires, il faudrait selon lui établir une zone tampon d’une centaine de kilomètres le long de la rive iranienne ce qui implique nécessairement d’occuper le territoire.
« Je ne dis pas que c’est ce qui va arriver, mais c’est ce que les Américains commencent à télégraphier », nuance M. Bureau.
Les mouvements de troupes semblent pourtant parler d’eux-mêmes : à Fort Bragg, en Caroline du Nord, les exercices de la 82e division aéroportée ont été suspendus.
Unité historique de l’armée américaine, ces parachutistes constituent traditionnellement la « tête de pont » des interventions américaines, capables d’être déployés en quelques heures.
En parallèle, Stéphan Bureau rappelle qu’une unité de marines converge depuis le Japon, accompagnée du USS Tripoli, un navire d’assaut doté d’un pont lui permettant d’opérer des aéronefs à décollage vertical.
L’ensemble de ces éléments dessine, selon Bureau, le contour d’une stratégie que Washington n’a pas encore officiellement assumée, mais qu’il commence à laisser transparaître.

Bien que l’attaque menée par l’Iran contre la base américano-britannique de Diego Garcia ait été infructueuse, elle démontre, selon un analyste politique, que le régime dispose encore de capacités balistiques importantes. Un signal qui s’adresse non seulement aux Américains, mais aussi aux Européens.












