
Canada contre États-Unis: la finale que tout le monde voulait
Le Journal de Montréal
C’est la finale que la plupart des amateurs de hockey voulaient voir. On aura droit à une rencontre au sommet entre le Canada et les États-Unis.
Depuis la Confrontation des 4 nations, tout le monde espère revoir ces deux équipes en découdre pour l’or olympique. C’était le scénario rêvé, il se matérialise et les bonzes de la LNH doivent s’en frotter les mains.
Les deux formations avaient offert des moments d’anthologie lors de cette Confrontation. Qui ne se souvient pas de ce match du tournoi à la ronde, par un froid samedi soir de février. Le Centre Bell était chauffé à blanc et les frères Matthew et Brady Tkachuk avaient ajouté des bûches dans le poêle en déclenchant une avalanche de trois combats en quelques secondes pour amorcer le match.
C’était dans un contexte politique tendu où le président américain menaçait le Canada de tarifs et où les amateurs canadiens huaient l’hymne national de nos voisins sans ménagement.
L’ambiance a un peu évolué depuis, mais les tensions sont encore là, bien palpables, et les acteurs principaux, qui sont presque tous les mêmes qu’il y a un an, n’ont certainement pas oublié, surtout du côté des joueurs américains qui avaient vu le Canada remporter la finale chez eux, à Boston.
Après une phase de groupe négociée avec une main dans le dos, le Canada a peiné quand il a commencé à jouer des matchs sans lendemain. Il est revenu de l’arrière pour battre la Tchéquie en prolongation.
Les hommes de Jon Cooper ont aussi eu à revenir de l’arrière contre la Finlande en demi-finale puisqu’ils accusaient un retard de 0-2 en début de deuxième période. Ils ont inscrit deux buts en troisième période, dont celui de la victoire avec 35 secondes à jouer, pour filer avec la victoire. On ne peut pas dire que ç’a été facile.
Chez les Américains, ils ont aussi connu une phase de groupe sans anicroche et ils filaient vers une victoire de 1 à 0 en quart de finale contre la Suède quand Mika Zibanejad a créé à l’égalité avec 91 secondes à jouer. Ils l’ont eux aussi emporté en prolongation.
En demi-finale, contre la Slovaquie et Juraj Slafkovksy, les États-Unis ont eu autrement moins de difficulté en remportant une victoire sans appel de 6 à 2.













