
À 81 ans, elle doit chercher un emploi parce qu’elle n’arrive pas à joindre les deux bouts
Le Journal de Montréal
Parce que l’inflation augmente beaucoup plus vite que les prestations du gouvernement, de plus en plus de gens de 75 ans et plus doivent retourner sur le marché du travail pour boucler leurs fins de mois.
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À 81 ans, Jeannette Larrivée croyait avoir terminé sa carrière depuis longtemps. Pourtant, aujourd’hui, elle envoie des curriculum vitae et frappe aux portes, espérant décrocher un emploi à temps partiel pour joindre les deux bouts.
« J’arrive pas du tout avec la pension du gouvernement », dit-elle. Ses revenus mensuels s’élèvent à un peu plus de 2000 $, mais il lui manque près de 500 $ pour couvrir ses dépenses.
Elle loue une petite maison à Saint-Calixte pour 650 $ par mois, auquel s’ajoutent 100 $ d’Hydro-Québec pour l’électricité et le chauffage. Et Jeannette devra trouver un autre domicile lorsque la propriétaire, qui lui fait un prix d’ami depuis neuf ans, vendra la propriété. « Je suis chanceuse qu’elle me l’ait louée pas cher tout ce temps-là », confie-t-elle.
À cela s’ajoutent environ 500 $ par mois pour l’épicerie : « J’aimerais manger un peu mieux, mais je ne peux pas me le permettre ». Jeannette vit à Saint-Calixte, entourée de ses chats et de ses chiens qui font partie de son quotidien. Des amis lui donnent parfois un coup de main.




