
«L’inconnu de la Grande Arche»: Xavier Dolan fait le pont entre Mitterrand et un architecte danois intransigeant
TVA Nouvelles
Quatre ans après avoir joué dans le film français Illusions perdues, de Xavier Giannoli, Xavier Dolan récidive cette fois avec L’inconnu de la Grande Arche, qui prend l’affiche au Québec le 13 mars.
Dans le long métrage de Stéphane Demoustier, sélection officielle de la section Un certain regard de Cannes 2025, on plonge dans le Paris de 1983 à 1987 en s’inspirant de faits réels.
Le réalisateur, qui signe le scénario à partir du roman La Grande Arche, de Laurence Cossé, offre un magnifique rôle au Québécois, qui se glisse dans la peau de Jean-Louis Subilon, un conseiller du président François Mitterrand. Ce rôle lui a valu une nomination aux plus récents César, les Oscars français.
Au début de son septennat, Mitterrand souhaite lancer de grands projets. C’est le cas de la voie royale partant du musée du Louvre qu’il souhaite relier à La Défense, via les Champs-Élysées et l’arc de Triomphe.
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Contre toute attente, c’est l’architecte danois Johan Otto von Spreckelsen (Claes Bang), un illustre inconnu dans l’Hexagone, qui remporte le concours international lancé par l’Élysée avec sa proposition d’immense cube, un projet signature qui se voudra, selon l’architecte, « un lieu de rencontre pour l’humanité » dans le quartier des affaires parisien.
Subilon est sur la corde raide, stressé, parce qu’en perpétuelle négociation avec le Danois, qui défend bec et ongles sa création, insistant pour être seul aux commandes et selon ses propres termes. Subilon, qui est un amalgame de plusieurs figures de l’ombre, fait le pont entre le politique et cet artiste dont, dès le départ, l’œuvre est menacée par la bureaucratie puis par la cohabitation avec la droite.
« Subilon ménage la chèvre et le chou ; il doit à la fois plaire au roi et à l’artiste, et être le bouffon entre les deux, le facilitateur, le pourvoyeur qui signe les chèques. Je comprends l’angoisse qui peut le ronger », a dit l’acteur de 36 ans.
« J’avais envie de cette démarche-là qui est la sienne, de cet aspect un peu maniéré sur le langage qui était assez fleuri, assez précis », a-t-il ajouté, vantant l’« écriture assez droite, frontale et concise » du scénariste réalisateur.

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