
«Je me suis fait traiter de menteuse»: les victimes d’un prédateur en série sont fières d’avoir eu le courage de le dénoncer
TVA Nouvelles
MONT-LAURIER | Les survivantes d’un prédateur qui appâtait des mineures sur les réseaux sociaux pour les agresser sexuellement marchent aujourd’hui la tête haute, elles qui ont eu le courage de le dénoncer et d’aller au bout du lourd processus judiciaire.
« Je me suis dit que si moi, je dénonçais, d’autres filles allaient aussi trouver ce courage au fond d’elles pour faire pareil », confie Valérie (nom fictif), victime à 12 ans d’un viol avec étranglement après avoir été leurrée sur les réseaux sociaux par Jeff Perrier.
L’adolescente fait partie des survivantes que Le Journal a réunies pour une entrevue. On ne peut les nommer en raison d’une ordonnance de non-publication.
En arrivant, elles se sont toutes fait de longues accolades. Elles étaient émues de se revoir après être passées ensemble à travers un lourd processus judiciaire. Grâce à leurs dénonciations, le violeur a été condamné à 12 ans de détention.
Dans la petite communauté de Mont-Laurier, où Jeff Perrier a commis ses crimes, tout le monde connaît l’histoire de ce prédateur qui a fait 18 victimes au total. Pourtant, lorsqu’elles l’ont dénoncé, certaines ont vécu énormément de jugement.
« Je me suis fait traiter de menteuse. Les gens ne me croyaient pas », confie une ado qui a subi des contacts sexuels à 13 ans.
« Ma propre sœur ne me croyait pas. Quand on m’a dit que je mentais, ça m’a fait couler très bas. Puis, le procureur de la Couronne m’a dit : “Je te crois.” Et c’est ce qui a tout changé pour moi », raconte une autre, qui a été leurrée aussi à 13 ans.
Peu après avoir porté plainte à la police, Valérie s’est même fait suivre par le pédophile de 30 ans sur le terrain de sa polyvalente. « Je me suis réfugiée en courant dans l’école. J’ai tellement eu peur », se souvient-elle.
Malgré cette tentative d’intimidation, elle était déterminée à aller jusqu’au bout « pour protéger d’autres victimes ».

La consultation publique sur le projet de constitution du Québec est maintenant terminée. Plusieurs organisations réputées ont remis en question la crédibilité du processus et recommandé le retrait du projet. Malgré tout, le débat avance. Et puisqu’il avance, il devient essentiel d’y intégrer les enjeux qui, eux, ne ralentissent pas : ceux liés à l’intelligence artificielle.












