
«Génération roulottes»: confrontés à une hausse record d’étudiants, les cégeps débordent
TVA Nouvelles
Les cégeps sont confrontés cette année à une hausse record du nombre d’étudiants, une augmentation deux fois plus importante que prévu. Faute d’espace, l’installation de classes modulaires, communément appelées «roulottes», se poursuit dans le réseau collégial.
• À lire aussi: «Un beau problème»: les cégeps débordent d'étudiants
• À lire aussi: Les cégeps de Québec font le plein d’étudiants
Selon des données préliminaires recueillies par la Fédération des cégeps, le nombre d’inscriptions est en hausse de 5,3% cette année, alors que l’augmentation anticipée était plutôt de 2%, selon les prévisions du ministère de l’Enseignement supérieur.
Il s’agit de «la plus grosse augmentation d’inscriptions des 25 dernières années», affirme la nouvelle présidente-directrice générale de la Fédération des cégeps, Marie Montpetit, que Le Journal a rencontrée à l’occasion d’une tournée médiatique en vue de la rentrée.
«C’est une très belle nouvelle en soi, mais ça amène un lot de défis importants», affirme-t-elle, surtout en matière de capacité d’accueil et d’encadrement des nouveaux étudiants.
Et ce n’est qu’un début, car une hausse de 20% d’ici 10 ans est anticipée dans le réseau collégial.
«Les cégeps sont en mode solution, mais on est préoccupé par la situation, ajoute Mme Montpetit. Ça fait plusieurs années qu’il y a des demandes d’investissements supplémentaires dans les infrastructures qui ne sont pas nécessairement au rendez-vous».
Des agrandissements devront se concrétiser rapidement «si on veut être capable d’absorber et d’accueillir les nouveaux étudiants».

Appétit grandissant pour la formation en IA: «On voyait le virage arriver, mais maintenant on y est»
L’appétit ne cesse de grandir pour les formations en intelligence artificielle (IA) dans un contexte d’entreprise, si bien que de plus en plus d’établissements d’enseignement emboîtent le pas.

Les témoignages se multiplient : enseignants bousculés, menaces proférées, crises incontrôlées, climat d’insécurité qui s’installe insidieusement. Ce que plusieurs constatent sur le terrain n’est ni exagéré ni anecdotique : la violence à l’école est devenue un enjeu structurel dont les conséquences dépassent largement l’incident ponctuel.











