
Violence conjugale: condamné à 14 mois derrière les barreaux, alors qu’il espérait s’en sortir avec de la prison à la maison
TVA Nouvelles
Un technicien de son de Radio-Canada qui espérait s’en sortir avec de la prison à la maison après avoir tabassé et étranglé sa conjointe, au point où elle a perdu connaissance, a finalement écopé d’une peine de 14 mois derrière les barreaux.
« La strangulation constitue l’expression ultime du contrôle et de la domination exercés par un agresseur sur son partenaire intime. Par un tel geste, l’accusé tient littéralement la vie de la victime entre ses mains », a dénoncé le juge Salvatore Mascia, dans un récent jugement.
Il a rappelé que la violence conjugale est « un fléau dans notre société et ne doit pas être traitée à la légère », rejetant ainsi le vœu d’Alexandre Bélanger de purger une peine de deux ans au sein de la collectivité.
L’accusé de 54 ans s’en est violemment pris à sa conjointe de l’époque. Il a notamment plaidé coupable à des accusations de voies de fait par étranglement et causant des lésions.
En mars 2024, le couple devait sortir souper au restaurant pour la fête de la victime, mais cette dernière a préféré y aller seule avec ses enfants, comme son conjoint « avait les yeux rouges et vitreux » et semblait sous l’effet du cannabis.
C’est à son retour que l’agression s’est produite. Bélanger a roué de coups de poing et de coups de pied sa conjointe, si bien qu’il a brisé ses lunettes. Il l’a ensuite étranglé en menaçant de la tuer.
C’est l’une des filles de la victime qui a trouvé sa mère couchée au sol. C’est à ce moment qu’elle a repris connaissance. Les policiers ont été appelés.
La violente agression a eu plusieurs conséquences sur la femme, elle qui en fait encore des cauchemars et vit dans un « état de crainte constant », a décrit le juge Mascia.
Par peur qu’il mette sa menace à exécution un jour, elle a aussi installé des caméras de surveillance, en plus d’avoir changé sa serrure et l’endroit où elle stationnait son véhicule.













