
Le Québec s’indigne, le Canada se fout de la controverse autour de Michael Rousseau
TVA Nouvelles
OTTAWA | Pendant qu’une bonne partie du Québec s’indigne et demande la tête de Michael Rousseau, le reste du pays navigue entre indifférence et mépris pour ce énième débat linguistique.
Dans le Canada anglais, plusieurs commentateurs, chroniqueurs et politiciens ont collectivement levé les yeux au ciel, trahissant, on s’en doute, l’avis de bon nombre de nos concitoyens.
L’ex-ministre conservateur sous Stephen Harper Jason Kenney a qualifié de « satire » cette controverse autour de la langue du PDG d’Air Canada.
Comment peut-on s’occuper de banalités alors que notre transporteur doit gérer une des pires crises de son histoire longue de quatre décennies ? se demande-t-on.
Il faut admettre que certains se posent la même question ici, mais qu’au-delà de nos frontières, cet avis semble très répandu.
Comme s’il était impossible de marcher et mâcher de la gomme en même temps.
Ces critiques semblent surtout oublier que le Québec est directement touché par la tragédie. Le drame est survenu sur un vol en partance de Montréal et l’une des deux victimes est un franco de Coteau-du-Lac, en banlieue de la métropole.
Sur les réseaux sociaux, une chroniqueuse du Globe and Mail a voulu se faire la voix de la raison face au tollé qu’a provoqué la controverse linguistique ailleurs au pays.
« Je comprends pourquoi les gens lèvent les yeux au ciel face à cela (et normalement, moi aussi je le ferais !), mais l’un des pilotes décédés était un francophone du Québec, a-t-elle écrit. Ça aurait été bien que le PDG adresse quelques mots à sa famille, dans leur langue. »













