
Hausse des dépenses en éducation: les écoles privées favorisées
TVA Nouvelles
Cette année, les écoles privées profiteront d’une hausse plus élevée de leur financement par l’État que celle pour les établissements du réseau public. Un « biais » de la CAQ en faveur du privé, dénonce haut et fort le solidaire Gabriel Nadeau-Dubois.
« L’austérité en éducation est à géométrie variable, peste-t-il. C’est complètement injustifiable. C’est dans les écoles publiques qu’il y a le plus d’élèves en difficulté, le plus d’élèves défavorisés, le plus de besoins. »
Le réseau privé profitera d’une hausse de plus de 4 % de son financement en 2026-2027, constate-t-on dans le tout récent budget du gouvernement Legault. Les écoles publiques, elles, devront se contenter d’une augmentation d’un peu plus de 1 %, constate le député de Gouin.
« Pour les centres de services scolaires, c’est moins que l’inflation, c’est moins que l’augmentation des salaires. Donc 1 % qu’est-ce que ça annonce ? Ça annonce des compressions, [...] des sacrifices », insiste-t-il en entrevue avec notre Bureau parlementaire.
Gabriel Nadeau-Dubois ne s’explique pas ce « double standard », puisque l’augmentation accordée aux écoles privées « est quatre fois plus élevée ». Il note que plusieurs représentants de la Fédération des établissements privés sont inscrits actuellement au registre des lobbyistes.
« Il manque déjà de tout dans nos écoles, de personnel pour s’occuper des élèves en difficulté, de matériel, sans parler de l’état des infrastructures, donc on ne peut pas demander aux écoles publiques de se serrer encore la ceinture. C’est 80 % des enfants au Québec grosso modo qui vont à l’école publique, on ne peut pas laisser tomber ces gens-là. »













