
Très peu d’intérêt pour la laïcité dans les garderies: les parents sont à l’aise avec le port de signes religieux
TVA Nouvelles
Au diable la laïcité : les parents québécois veulent avant tout des éducatrices pour s’occuper de leurs enfants dans les garderies.
Alors que le gouvernement Legault s’apprête à interdire le port de signes religieux au personnel éducateur, la laïcité apparaît comme le dernier des soucis des parents en attente d’une place ou ayant un enfant dans un service à la petite enfance.
C’est ce que révèle un sondage Léger exhaustif commandé par l’Association des garderies privées du Québec (AGPQ). Le sondage a été mené exclusivement auprès d’utilisateurs du réseau, soit des parents d’enfants de 0 à 5 ans.
Selon l’analyse de Léger, les parents font preuve d’une grande ouverture en contexte de petite enfance.
Ainsi, 68 % d’entre eux se disent « à l’aise » et 62 % jugent « acceptable » qu’un membre du personnel éducateur portant un signe religieux visible, mais à visage découvert, s’occupe de leur enfant.
Léger note que 60 % des parents appuient l’interdiction du port de signes religieux visibles aux fonctionnaires en position d’autorité. Leur opinion change toutefois lorsqu’il est question du personnel éducateur.
Fait notable : cette ouverture demeure majoritaire même chez les hommes et les francophones, deux groupes habituellement plus favorables aux interdictions lorsqu’il s’agit de fonctionnaires en position d’autorité.
Les parents « priorisent nettement les dimensions directement liées au bien-être de l’enfant et à son évolution dans un milieu éducatif sain », note le sondage. Parmi les huit dimensions évaluées par Léger, le respect du principe de laïcité arrive au dernier rang (voir tableau).
Seulement 8 % des répondants estiment que la laïcité constitue un enjeu important dans les garderies.













