
Entente toujours cordiale entre Trump et Takaichi, malgré l'Iran ... et Pearl Harbor
TVA Nouvelles
La Première ministre japonaise a préservé jeudi sa bonne entente avec Donald Trump, malgré la retenue de Tokyo face à l’offensive américaine contre l’Iran et en dépit d’une stupéfiante allusion du président américain à l’attaque de Pearl Harbor.
Le dirigeant républicain, qui ne tarit pas d’éloges pour Sanae Takaichi depuis leur rencontre au Japon à l’automne dernier, a salué sa bonne volonté face à ses demandes d’aide pour sécuriser le transport maritime dans le Golfe.
« Je pense que, d’après les déclarations qui nous ont été faites hier et avant-hier concernant le Japon, ce pays monte vraiment au créneau, oui », a déclaré le président américain aux côtés de la Première ministre dans le Bureau ovale, ajoutant après une pause « pas comme l’Otan ».
Il n’a pas précisé quelles étaient ces « déclarations » ni quels engagements la dirigeante japonaise avait pris, elle qui a plusieurs fois appelé à tenir compte des contraintes légales propres à son pays.
La Constitution japonaise, imposée en 1947 par les États-Unis après la capitulation japonaise, implique de renoncer à la guerre.
Dans le moment le plus frappant de l’entrevue, Donald Trump a d’ailleurs fait allusion directement à ce contexte historique.
Lorsqu’un journaliste japonais lui a demandé pourquoi il n’avait pas prévenu ses alliés dont le Japon du déclenchement de la guerre en Iran, le président américain a répondu avoir voulu garder l’élément de surprise.
« Qui connaît mieux les surprises que le Japon ? », a-t-il alors lâché. « Pourquoi ne m’as-tu pas parlé de Pearl Harbor ? »
L’ombre d’une grimace a semblé passer sur le visage de la Première ministre japonaise, qui s’est reculée dans son fauteuil.













