
Une réserve de sirop, mais pas de pétrole
TVA Nouvelles
OTTAWA | Si le Québec a sa réserve de sirop d’érable, le Canada ne possède pas de réserve nationale de pétrole comme la plupart des autres pays riches, puisqu’il en est l’un des plus importants producteurs mondiaux.
« Le Canada est aussi un producteur d’énergie fossile. On se retrouve dans une situation où, en effet, on est capable de mieux gérer les soubresauts que d’autres pays, mais en même temps, on doit avoir un regard sur l’abordabilité », a souligné la ministre de l’Industrie Mélanie Joly.
Face à la hausse fulgurante des prix du baril de pétrole à cause de la guerre en Iran, des pays songent à puiser dans leur réserve de pétrole.
Une trentaine de pays sont membres de l’Agence internationale de l’énergie, dont le Canada, les États-Unis et le Japon, en compagnie de la plupart des pays européens.
Ensemble, ils détiennent près de 2 milliards de barils afin de faire face à des pénuries.
Cette réserve a été constituée après la crise pétrolière de 1973, afin de se libérer de la dépendance des pays arabes pour leur approvisionnement.
Chaque membre doit détenir des stocks de pétrole équivalents à au moins 90 jours d’importations.
Le Canada n’y est pas tenu, puisqu’il exporte plus d’or noir qu’il en importe.
Il y a un quart de siècle, le Québec a créé une autre réserve, celle-là d’or blond, le sirop d’érable, pour se prémunir contre les mauvaises saisons. Une réserve qui s’est avérée très utile cette année, alors que les producteurs ont écoulé les 35 millions de litres qu’ils gardaient au sec.

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