
TGV à Mirabel : une station, ou bien c’est non
Radio-Canada
Trois visions du projet se sont opposées, mardi, lors de consultations publiques sur le projet de train à grande vitesse Alto à Mirabel.
L’ambiance était tendue à Mirabel, mardi, lors du passage de l’équipe du projet de train à grande vitesse (TGV) Alto au centre culturel Jean-Laurin, pour une rencontre d'information locale. On est là pour se défendre. Pour éviter qu'ils prennent nos terres, encore une fois, s'insurge Françoise Drapeau-Monette, visiblement toujours aussi combative à 88 ans. La résidente de Mirabel a connu les grandes expropriations pour la construction de l'aéroport au tournant des années 1970. Aujourd'hui, elle est venue se battre contre un autre projet fédéral : le TGV, connu sous l'étiquette d'Alto. La rencontre d'information d'Alto à Mirabel a été organisée in extremis au début de février, en réaction aux pressions politiques locales, pour finalement être accueillie par un cortège de tracteurs et de klaxons. Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers J'ai été expropriée en 1969 pour rien, on le sait aujourd'hui... l'aérogare est démolie, déplore Mme Drapeau-Monette, qui s'est impliquée plusieurs années dans le comité représentant les milliers de familles expropriées de l'aéroport de Mirabel. Elle dit craindre un fiasco similaire avec le projet d’Alto, même si les surfaces expropriées seraient moindres.













