
Repêchage: des recruteurs ne sont pas très positifs pour le CH
Le Journal de Montréal
Le Canadien possède les 16e et 17e choix de la première ronde, et il semble que tous les scénarios soient sur la table, présentement, dont l’option d’échanger une ou les deux sélections pour de l’aide immédiate. Mais si le Tricolore décide de repêcher, il ne faut peut-être pas s’attendre à ce qu’il mette la main sur de futurs joueurs d’impact.
Vous ne trouverez pas beaucoup de recruteurs qui sont absolument enchantés par la cuvée au sein de laquelle ils doivent piger, cette année. Plusieurs estiment que la cohorte 2025 renferme de très bons joueurs, particulièrement dans les dix premiers, mais que le potentiel des jeunes espoirs diminue rapidement, par la suite.
C’est pourquoi on doit s’attendre à de nombreux choix surprises, et ce, à partir du milieu de la première ronde.
«Il n’y a pas une grosse profondeur dans les choix hâtifs et la drop se fait assez rapidement. On le voit vraiment à partir de la moitié de la deuxième ronde. Par contre, il y a quand même des éléments intéressants», note un recruteur d’une équipe de l’Est, qui fait partie des plus optimistes.
L’un de ses confrères, qui œuvre lui aussi pour une formation de l’Est, est toutefois beaucoup plus tranchant.
Et, partisans du Canadien, on vous avertit: vous n’aimerez pas ce que vous vous apprêtez à lire.
«Jusqu’au 12e rang, il y a des valeurs quand même assez sûres. Par la suite, il y a des gars avec du très bon potentiel. Au 19e rang, tu ne repêcheras pas un joueur qui est sûr de jouer 1000 matchs dans la LNH. D’habitude, la drop se fait à 23 ou 24 en première ronde mais, cette année, c’est à partir de 14 ou 15.»
Selon lui, le manque de profondeur a été confirmé lorsque tous les recruteurs et l’état-major de l’équipe pour laquelle il œuvre se sont rencontrés, lors du dernier Combine de la LNH à Buffalo.
«Normalement, quand on établit notre liste, on est capable de se rendre jusqu’en sixième ronde avec des gars qu’on aime vraiment et qu’on est certain de vouloir repêcher. Cette année, on a eu de la misère à se rendre au chiffre qu’on atteint d’habitude.»











