
Prix de l’essence : des chauffeurs de taxi ferment leur chauffage pour économiser
TVA Nouvelles
Fermer le chauffage en plein hiver, rester immobile en attendant une course : face à la flambée du prix de l’essence, des chauffeurs de taxi multiplient les stratégies pour limiter les pertes, certains voyant leurs dépenses grimper d’une dizaine de dollars par jour.
« Par semaine, c’est entre 50 et 60 $ qu’on gaspille [de plus] parce que chaque jour, il faut faire le plein », explique le chauffeur de taxi Isaiah Munyaneze.
Le conducteur était assis dans sa voiture à l’arrêt, le moteur éteint, alors qu’il faisait –10 °C lorsque l’Agence QMI l’a rencontré mercredi.
« On ferme les moteurs pour essayer de ne pas gaspiller le gaz. On doit chauffer la voiture. Ça fait beaucoup de consommation d’essence. Pour [trouver] des clients, on doit circuler, explique l’homme de 43 ans. Ça aussi, ça [consomme de l’essence]. Malheureusement, il n’y a pas autre chose qu’on peut faire. »
25 % d’augmentation
Le prix du litre d’essence ordinaire est passé de 1,50 $ au début mars à Montréal à 1,88 $ cette semaine, une hausse d’environ 25 %.
Pour les chauffeurs de Taxelco, une entreprise propriétaire de six bannières, l’essence représente une dépense importante.
« Le pourcentage d’augmentation, c’est directement lié à une réduction des bénéfices que [le chauffeur] va avoir de l’exploitation de son véhicule parce qu’il ne faut pas oublier, ce sont des travailleurs autonomes », explique le président-directeur général de Taxelco, Frédéric Prégent.
L’entreprise reconnaît que la montée du prix de l’essence cause du mécontentement chez ses chauffeurs.













