
Pétrole: pourquoi les prix montent malgré le déblocage des réserves stratégiques
TVA Nouvelles
Le prix du pétrole s’envole jeudi malgré l’annonce mercredi d’un recours aux stocks stratégiques pour tenter d’enrayer sa hausse, une mesure jugée insuffisante par des investisseurs inquiets d’un enlisement du conflit au Moyen-Orient.
• À lire aussi : EN DIRECT | 13e jour de la guerre au Moyen-Orient : le nouveau guide suprême iranien appelle à maintenir fermé le détroit d’Ormuz
• À lire aussi : Guerre au Moyen-Orient : la « plus importante perturbation » de l’histoire du marché pétrolier
Avant même son officialisation, la simple anticipation de la libération par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de 400 millions de barils issus des réserves de ses pays membres avait permis de soulager les cours en début de semaine, à un moment où le Brent, la référence internationale, flirtait avec les 120 dollars.
Mais les frappes sur les infrastructures pétrolières du Golfe se sont multipliées et le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz a contraint les pays de la région à réduire leur production de brut, faisant croître les inquiétudes sur l’approvisionnement tant que la guerre se poursuit.
Vers 11 h 40, le baril de Brent, prenait 5,45 % à 96,99 dollars, après être monté jusqu’à 101,59 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, gagnait 4,88 % à 91,51 dollars.
Le volume débloqué par les 32 pays membres est « le plus important » de l’histoire de l’AIE, selon l’institution internationale. À eux seuls, les États-Unis, plus gros consommateurs et producteurs d’or noir, vont apporter progressivement pendant trois mois 172 millions de barils, soit 40 % de leurs réserves.
« Cela correspond à une libération d’environ 1,4 million de barils par jour pour les États-Unis. Si l’on suppose un calendrier similaire pour les autres pays, on arrive à 3,3 millions de barils par jour », soulignent les analystes d’ING.
Une « goutte d’eau dans l’océan », juge Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Événements de Formule 1 annulés: «Je crois que la décision est la bonne», affirme François Dumontier
La guerre au Moyen-Orient a eu des conséquences sur le calendrier de la Formule 1 qui a vu les événements au Bahreïn et en Arabie saoudite être annulés. Un choix inévitable compte tenu des enjeux de sécurité, selon un ancien directeur des opérations du Grand Prix du Canada.












