
Le thème du séparatisme s’impose au Conseil de la fédération
Radio-Canada
Réunis à Ottawa, les premiers ministres provinciaux du Canada ont fait plusieurs sorties publiques pour vanter « l'unité canadienne ».
Un thème récurrent émane de l’hôtel ottavien où sont réunis depuis mercredi Mark Carney et les premiers ministres des provinces : la lutte contre le séparatisme. Les superlatifs ne manquent pas : pour le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, les séparatistes albertains ont commis une trahison en courtisant l’administration Trump. D’autre part, l’élection du Parti québécois serait un désastre, de l'avis du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford. Le Conseil de la fédération clôt jeudi sa dernière journée à Ottawa avec plusieurs prises de paroles contre les deux principaux mouvements indépendantistes du pays – en Alberta et au Québec – et un appel à l’unité canadienne, alors que les États-Unis chamboulent l’ordre mondial. Et pour cause : le Parti québécois est en avance dans les sondages à quelques mois des élections provinciales, et son chef Paul St-Pierre Plamondon promet un référendum sur la souveraineté dans son premier mandat. Le mouvement séparatiste albertain est quant à lui distinct sur plusieurs points – il est davantage lié à la spécificité économique et politiquement conservatrice de l’Alberta, tout en ayant peu de représentation politique – mais il gagne de plus en plus de terrain depuis l’ère Justin Trudeau. Un article du Financial Times mentionnait mercredi que des membres de l'administration Trump ont tenu des réunions dans la dernière année avec l'Alberta Prosperity Project, un groupe séparatiste qui milite pour l'indépendance de la province. Le groupe cherchait à obtenir un crédit de 500 milliards de dollars auprès du Trésor américain afin d'aider à financer un nouveau pays albertain dans le cas d’un référendum gagnant.













