
Devrait-on créer un registre public des multirécidivistes en matière de violence conjugale? C’est ce que propose un regroupement de corps policiers
TVA Nouvelles
Les multirécidivistes en matière de violence conjugale devraient être fichés dans un registre public afin de permettre aux conjointes de connaître leurs antécédents, plaide un important regroupement de corps policiers présents partout au Québec.
La Fédération des policiers et des policières municipaux du Québec a fait cette proposition dans le cadre de l’étude du projet de loi 13, à Québec.
Mieux connue pour interdire les emblèmes des motards criminels, la pièce législative prévoit également la création d’un registre public des délinquants sexuels.
Mais la fédération saisit l’occasion pour inviter le gouvernement Legault à aller plus loin, en créant un outil similaire pour les multirécidivistes en matière de violence conjugale.
Pour le moment, les policiers n’ont pas le droit de communiquer les antécédents d’un individu. Une situation déchirante pour les patrouilleurs appelés sur les lieux d’un événement. « Parfois, on aurait juste envie de dire à la victime : “Fais ton sac, va-t’en, tu es en danger” », confie le président de la fédération, François Lemay.
Ce registre public offrirait un accès direct aux antécédents criminels pour les femmes et leurs proches ayant des doutes.
François Lemay cite l’exemple tragique de Gabie Renaud, assassinée l’automne dernier. L’accusé, Johnathan Blanchet, avait pourtant été accusé d’une trentaine de crimes violents dans le passé, le plus souvent dans un contexte conjugal.













