
Le président cubain juge «néocolonial» le sommet convoqué par Trump en Floride
TVA Nouvelles
Le président cubain Miguel Diaz-Canel a qualifié de « néocolonial » le sommet convoqué samedi en Floride par son homologue américain Donald Trump, qui a assuré à cette occasion que l’île communiste « vivait ses dernières heures » et qu’il allait « s’en occuper ».
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« Le petit sommet réactionnaire et néocolonial de Floride, convoqué par les États-Unis avec la participation de gouvernements de droite [d’Amérique latine, NDLR], engage ceux-ci à accepter l’usage létal de la force militaire américaine pour résoudre des problèmes internes, ainsi que pour assurer l’ordre et la tranquillité de leurs pays », a-t-il écrit dans X.
Le sommet, baptisé « Bouclier des Amériques », a réuni à Miami douze dirigeants proches de Washington pour discuter de la lutte contre les cartels sur le continent. Trump a affirmé que Cuba, soumise de facto à un blocus pétrolier par les États-Unis, « vivait ses derniers instants ».
Il a également réaffirmé que le gouvernement communiste de l’île était en « négociation » avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, et lui-même, sans donner plus de détails. La Havane a démenti cette information à plusieurs reprises.
Le sommet « est une atteinte à la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix », un texte signé à La Havane en 2014, « une attaque contre les aspirations à l’intégration régionale et une manifestation de la volonté de se subordonner aux intérêts du puissant voisin du Nord sous les préceptes de la doctrine Monroe », a ajouté M. Diaz-Canel.
Les relations entre les deux pays se sont tendues après l’attaque des États-Unis contre le Venezuela le 3 janvier et les menaces répétées de Trump qui a exhorté le gouvernement cubain à « conclure un accord » avant qu’il ne soit trop tard.
Trump, qui ne cache pas son désir de voir un changement de régime à Cuba, applique une politique de pression maximale, invoquant la « menace exceptionnelle » que représenterait pour la sécurité nationale des États-Unis – en raison des relations de Cuba avec la Russie, la Chine et l’Iran – l’île, située à seulement 150 kilomètres des côtes de la Floride.

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