
La médaille insupportable
Le Journal de Montréal
MILAN | On va se boucher le nez et l’accepter. Les États-Unis, c’est « le plus meilleur pays du monde » au hockey, pour citer Elvis Gratton. Dans les faits, nous sommes détrônés. Mais soyons sérieux, la meilleure équipe n’a pas gagné cette finale.
« Parfois, le destin joue contre toi », a lancé l’entraîneur du Canada, Jon Cooper, après le match. C’est exactement ça.
Le Canada a bombardé le gardien Connor Hellebuyck de 42 tirs. Il a flanché une seule fois, faisant taire ainsi tous ses détracteurs, comme moi, qui le trouvent mauvais quand ça compte.
« Il n’y a pas grand-chose qu’on pouvait faire de plus », a raconté Sidney Crosby, qui a dû se résigner à rater le match en raison d’une blessure.
Le Canada a été en contrôle de presque tout le match. Mais une force obscure et vicieuse venait toujours empêcher la rondelle d’entrer dans le filet.
« Il y a plusieurs jeux où 95 % du temps, c’est un but. Mais là, ça ne rentrait pas [...] Je ne pensais pas qu’on pouvait mieux jouer que contre la Finlande, a relaté Jon Cooper. Mais là, c’est impeccable. Je ne peux pas être plus fier [...] Ils [son équipe] ont été exceptionnels. »
Le match s’est terminé 2 à 1, en prolongation, à 3 contre 3. Cette formule a été critiquée à maintes reprises ici à Milan, notamment à propos de la finale féminine.










