
L’Iran ne joue pas selon les règles de Washington : «Le régime iranien ne répond pas comme un régime rationnel»
TVA Nouvelles
La frappe américaine sur l’île de Kharg vise directement les revenus pétroliers de l’Iran. Toutefois, selon l’analyste Georges Mercier, le régime iranien ne réagit pas nécessairement aux pressions économiques comme le ferait Washington.
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Les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans le conflit avec l’Iran en frappant des cibles militaires, dans la nuit de vendredi à samedi, l’île de Kharg. Le choix de cette petite île située à une trentaine de kilomètres des côtes iraniennes n’est pas anodin : elle abrite le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut du pays, par lequel transitent 90 % des exportations iraniennes.
Donald Trump menace désormais de bombarder les infrastructures énergétiques de l’île. Selon l’analyste Georges Mercier, cette nouvelle mise en garde s’inscrit dans une stratégie américaine visant à faire pression sur le régime iranien en s’attaquant à ce qui constitue son principal levier économique.
« Ce qui très intéressant ici, c’est que depuis le début du conflit, les Américains ont peut-être attribué une manière de penser au régime iranien qui n’est pas la sienne », a-t-il soulevé.
En ciblant des objectifs économiques, l’idée est de priver le régime de ses sources de revenus afin d’accentuer la pression, comme s’il était sensible à ce type de contrainte, explique M. Mercier.
« Or, ce dont on se rend compte depuis le début du conflit, c’est que le régime iranien ne répond pas aux mêmes logiques que le régime américain. Pourquoi je dis ça ? Parce qu’on est dans une guerre, dans un enjeu existentiel pour lui, où ce qui est en jeu, c’est la survie même de la République islamique d’Iran », a-t-il expliqué.

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