
Il faut plus d’enquêtes sur les visas d’étudiants étrangers, affirme la VG
Radio-Canada
De 2023 à 2024, 150 000 visas d'étudiants étrangers auraient enfreint leurs permis d'études selon la vérificatrice générale, qui appelle à plus de surveillance.
La vérificatrice générale Karen Hogan affirme que le ministère de l'Immigration n'a pas enquêté ni donné suite à un grand nombre de « cas à haut risque » qui compromettent l'intégrité du Programme des étudiants internationaux. Dans un nouveau rapport publié lundi, Mme Hogan indique que sa vérification a révélé que le ministère de l'Immigration ne dispose pas des ressources nécessaires pour répondre à la demande d'enquêtes sur les visas d'études et qu'il n'a tout simplement pas agi lorsque des allégations de fraude ont été lancées concernant des centaines de demandes approuvées. La ministre de l'Immigration, Lena Diab, a déclaré lundi devant le Comité permanent de l'immigration de la Chambre des communes que le rapport offre un aperçu préliminaire d'un plan de plus de quatre ans visant à réformer le Programme des étudiants internationaux. Elle a précisé qu'elle n'avait été ministre que pendant quatre des dix-huit mois couverts par la vérification. Cette première vérification ne peut pas dresser un tableau complet de ces réformes. Elle peut toutefois orienter nos actions futures. Un audit du programme, publié lundi, révèle qu'environ 150 000 dossiers en 2023 et 2024 ont été signalés, car les titulaires de visas d'études pourraient ne pas avoir respecté les conditions de leur permis. Ces dossiers sont le plus souvent signalés parce que les étudiants ne fréquentent pas les établissements d'enseignement qui les ont acceptés.













