
En grève, des organismes communautaires veulent en faire plus
Radio-Canada
Ils rappellent leur rôle pour les personnes ayant des problèmes de santé mentale, pour les victimes de violences, qui ont besoin d’aide pour se nourrir.
Des organismes communautaires de l’Abitibi-Témiscamingue déclenchent une grève ce lundi, pour près de deux semaines. Ils rappellent ainsi leur rôle essentiel pour les personnes ayant des problèmes de santé mentale, pour les victimes de violences et qui ont besoin d’aide pour se nourrir ou se loger. Dans la Vallée-de-l’Or, une quinzaine d'organismes joignent leur voix à l’action qui s'inscrit dans le mouvement national Le communautaire à boutte, qui mobilise des milliers d'organismes au Québec pour une grève totale ou partielle. Le Centre de prévention du suicide, La Piaule, le programme de Travail alternatif payé à la journée (TAPAJ) et les résidences La Chaumière, qui offrent de l’hébergement aux personnes ayant des problèmes sévères en santé mentale, font partie des organisations impliquées. C’est difficile. Il y a une surcharge de travail. On fait vraiment beaucoup avec peu au sein du communautaire. Même les salaires sont non compétitifs. Ça nous donne de la difficulté avec la rétention du personnel, mais c’est aussi qu’on aimerait vraiment pouvoir en faire plus pour les personnes qui sont vulnérables et ça devient difficile avec le manque de financement, dénonce Michaëlle Pilote, directrice adjointe du Centre de prévention suicide de la Vallée-de-l'Or. Les organismes communautaires réclament un financement stable et récurrent. À l'heure actuelle, les ils reçoivent surtout des subventions pour les aider avec des projets ponctuels.













