
Fermetures d'espaces aériens: «On n'a jamais eu un truc aussi tendu, même en pleine Guerre froide», dit un pilote
TVA Nouvelles
La fermeture d’espaces aériens au Moyen-Orient en raison du conflit en Iran contribue à compliquer les plans de vol à une échelle sans précédent, témoigne auprès de l’AFP Thierry Oriol, du syndicat national des pilotes de ligne (SNPL).
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« On n’a jamais eu un truc aussi tendu. Même en pleine Guerre froide, tout le monde volait dans tous les sens. Il n’y avait pas toutes ces zones » interdites, explique cet officier pilote de ligne sur Boeing 777 et membre du bureau exécutif de son syndicat.
Après l’attaque israélo-américaine depuis samedi contre l’Iran et la riposte de la république islamique sur des pays hébergeant des militaires américains, ainsi qu’Israël, une grande partie de l’espace aérien du Moyen-Orient est fermée.
Auparavant, les avions européens se rendant en Asie du Sud-Est ou vers l’Océan indien empruntaient « le couloir irakien (...) du sud de la Turquie jusqu’au Koweït, puis on descendait au-dessus du Golfe », développe M. Oriol, 33 ans de métier, dont près de dix ans sur long-courrier.
Désormais, avec la fermeture de l’espace aérien irakien, « il n’existe plus qu’un seul passage si vous voulez aller à l’Est, au-dessus de l’Azerbaïdjan », entre l’Iran et le Caucase russe, ajoute-t-il.
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, Moscou a interdit son ciel aux compagnies aériennes occidentales et japonaises, en représailles à des sanctions similaires visant ses transporteurs.













