
Elle réclame un salaire pour les proches aidants au Québec
Radio-Canada
Geneviève Coutu a quitté son emploi parce qu'elle ne voulait pas que son mari, atteint de la maladie d'Alzheimer, finisse ses jours dans un CHSLD.
Geneviève Coutu a décidé de quitter son emploi et d'épuiser ses économies pour s'occuper de son mari, Louis, atteint de la maladie d'Alzheimer et décédé l'automne dernier à l'âge de 56 ans. Elle mène maintenant un combat pour que les proches aidants obtiennent un salaire et évitent l'appauvrissement. La maladie de mon mari n'aura pas été pour rien : on va essayer de gagner la bataille pour les proches aidants, pour que ça change, dit cette femme de Sorel-Tracy qui a agi comme proche aidante pendant cinq ans environ, du diagnostic de son conjoint jusqu'au dernier souffle de celui-ci. Ç'a commencé à être difficile, je dirais, à partir de 2021-2022. On ne pouvait vraiment plus le laisser tout seul. Il était redevenu comme un enfant. Il ne se retrouvait plus en allant prendre des marches, confie-t-elle. Louis a ensuite cessé de marcher. Que ce soit pour l'installer dans son lit, l'habiller ou encore le faire manger, Geneviève s'occupait de lui à temps plein, quitte à se retrouver au bord du gouffre financier. Elle a bénéficié de prestations d'assurance-emploi pendant une quarantaine de semaines, puis elle a décidé de quitter son travail pour éviter que son mari ne finisse ses jours dans un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).













