
Des milliers de vols annulés, des couloirs aériens fermés et des aéroports endommagés: le transport aérien encore victime collatérale
TVA Nouvelles
Des couloirs aériens fermés, des aéroports évacués, voire endommagés, des centaines de milliers de passagers affectés : le déclenchement d’un conflit majeur au Moyen-Orient illustre une nouvelle fois l’exposition du secteur aérien mondial aux convulsions géopolitiques.
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Après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran et la riposte de la République islamique contre des pays hébergeant des militaires américains et contre l’État hébreu, dont parfois des aéroports civils comme aux Émirats arabes unis, une grande partie de l’espace aérien du Moyen-Orient est fermée.
Les aéroports de Dubaï ont néanmoins annoncé qu’ils reprendraient des vols « limités » lundi soir.
La puissante Association internationale du transport aérien (IATA), qui fédère plus de 360 compagnies aériennes représentant 85 % du trafic commercial mondial, a appelé lundi les belligérants à ne s’en prendre ni aux avions ni aux aéroports.
« Il est essentiel que les pays respectent leurs obligations d’épargner les civils et l’aviation civile », a affirmé le directeur général de l’IATA, Willie Walsh, en disant espérer « une fin rapide et pacifique aux hostilités actuelles ».
Selon le fournisseur de données aéronautiques Cirium, au moins 1560 vols à l’arrivée au Moyen-Orient sur 3779 ont été annulés lundi, après 2000 dimanche sur 4000. Ce dernier chiffre représente environ 900 000 sièges d’avion. Air France a prolongé lundi la suspension de sa desserte du Moyen-Orient au moins jusqu’à jeudi inclus.
Outre l’Iran, aucun appareil civil ne survolait en début d’après-midi ni les Émirats, ni le Qatar, ni le Koweït, ni l’Irak, selon la carte en ligne du site Flightradar24.













