
Déportation d'enfants ukrainiens: une commission d'enquête de l'ONU accuse Moscou de « crimes contre l'humanité »
TVA Nouvelles
Une commission d’enquête internationale de l’ONU a accusé mardi Moscou d’avoir commis des « crimes contre l’humanité » en déportant de force des milliers d’enfants ukrainiens vers la Russie et en entravant leur retour.
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« Les éléments de preuve recueillis amènent la commission à conclure que les autorités russes ont commis des crimes contre l’humanité, à savoir la déportation et le transfert forcé, ainsi que la disparition forcée d’enfants », annonce la Commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine, dans un communiqué accompagnant la publication d’un rapport à Genève.
Cette commission a été créée en 2022 - peu après le début de l’offensive russe en Ukraine - par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU afin d’enquêter sur diverses violations présumées commises dans le contexte du conflit.
Dans leur rapport, les enquêteurs ont constaté que les autorités russes avaient « déporté et transféré illégalement des enfants » dès le début de leur offensive et qu’elles avaient « indûment retardé leur rapatriement ».
De plus, les mesures prises à l’égard des enfants déportés ont « violé le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme » et n’ont pas été guidées par l’intérêt supérieur de l’enfant, souligne la commission.
Si elle a jusqu’à présent confirmé l’expulsion ou le transfert de 1205 enfants, la commission indique que les autorités russes ont « déporté ou transféré des milliers d’enfants des zones qu’elles occupaient en Ukraine ».
La question est très sensible en Ukraine, et demeure au cœur de chaque nouvelle négociation d’un éventuel accord de paix entre Kiev et Moscou.
Selon Kiev, près de 20 000 enfants ukrainiens ont été emmenés de force depuis le début de l’invasion.

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