
Crise des infrastructures: que peut-on faire avec les milliards $ destinés au 3e lien?
TVA Nouvelles
Alors que les infrastructures publiques sont en décrépitude, les 11 milliards $ que coûterait le 3e lien pourraient régler une partie du déficit d’entretien ou permettre de relancer des projets récemment abandonnés en raison des restrictions budgétaires.
Coincé par un déficit record l’an dernier, le gouvernement Legault avait laissé tomber ou reporté plusieurs projets d’infrastructures. En parallèle, les infrastructures publiques tombent en ruine : les routes arrivent en fin de vie utile, les plafonds d’hôpitaux s’effondrent, et de nombreuses écoles sont vétustes.
Plusieurs projets de rénovation d’établissements publics stagnent depuis des années dans la section « planification » du Plan québécois des infrastructures.
Les sommes prévues pour le troisième lien, elles, sont toujours provisionnées, rappelait l’ex-ministre des Infrastructures Jonatan Julien.
L’élection de Christine Fréchette à la tête de la CAQ pourrait toutefois changer la donne.
« Je ne peux pas croire qu’on engouffrerait 7, 10 ou 12 milliards $ dans un projet qui n’obtient pas de soutien », a-t-elle déclaré cette semaine, soutenant qu’un éventuel troisième lien devra être réalisé en partenariat avec le secteur privé.
« On a des projets de rénovation d’hôpitaux, de rénovation d’écoles et d’entretien des routes qui sont criants. Il faut absolument répondre à ces problèmes-là », a ajouté la candidate à la direction de la CAQ.
Actuellement, la pression sur les finances publiques est immense. Le déficit d’entretien du Québec s’établit à 40 milliards $. Avec les 11 milliards prévus pour le troisième lien, Québec pourrait, par exemple, rénover près de 500 écoles.
Le Journal révélait l’automne dernier que, sur les 350 demandes « d’ajout d’espace » déposées au ministère de l’Éducation, seulement deux nouveaux projets avaient obtenu du financement. Pas moins de 56 % des bâtiments scolaires sont en mauvais état.













