
Arrêté pour fraude: un financier québécois déchu piégé par le FBI
TVA Nouvelles
Le FBI a mis la main au collet d’un financier québécois déchu devenu itinérant qui aurait dérobé des milliers de numéros de comptes bancaires américains pour les revendre.
À la demande des autorités américaines, James Rasmussen, 44 ans, a été appréhendé par la Gendarmerie royale du Canada en août dernier. Son extradition vers les États-Unis, où il doit subir un procès pour fraude, a été ordonnée par un juge de la Cour supérieure en décembre.
Selon des dossiers judiciaires consultés par Le Journal, la justice américaine allègue que Rasmussen vendait sur le web clandestin des informations sur des comptes bancaires rattachés à plusieurs institutions américaines.
Il s’y présentait sous le pseudonyme de « Chiefbanker », et travaillait avec un complice allégué, un autre québécois du nom de John Shestowsky, co-accusé dans cette affaire, peut-on lire. L’audience pour la demande d’extradition de Shestowsky doit se tenir le 5 mars prochain.
Les infractions se seraient déroulées entre avril 2018 et juillet 2020.
Les deux hommes ont été piégés par un agent d’infiltration du FBI. Selon les documents judiciaires, le policier a réussi à leur acheter 52 numéros de compte volés en échange de 9526,31 $ US en bitcoins, en l’espace de sept mois.
Le FBI a également retrouvé des feuilles de calcul Excel contenant les informations de milliers de comptes bancaires dans un compte Gmail qu’ils croient appartenir à Shestowsky.
Grâce à ce document, les deux hommes auraient retiré des fonds sans autorisation pour les verser dans des comptes détenus par une société appelée « First America Solutions Corp. », enregistrée dans l’État de New York et contrôlée par Rasmussen.
Les informations disponibles sur son profil LinkedIn indiquent que Rasmussen aurait travaillé comme conseiller en investissement pendant plusieurs années, pour le compte de diverses organisations.













