
Analyse, Le référendum nuit-il vraiment aux finances publiques du Québec?
Radio-Canada
Il est donc difficile de départager clairement et assurément quelles sont les causes de la hausse des coûts d’emprunt du Québec, estime Gérald Fillion.
C’est Pauline Marois qui expliquait que la souveraineté allait créer cinq ans d’incertitude, mais c’est Jean Charest qui disait qu’un Québec souverain serait tout à fait viable. S’il est évident qu’un changement politique aussi important que l’indépendance ne pourrait pas se faire sans heurts, est-il pour autant exact de dire que la possibilité d’un référendum nuit aux finances publiques du Québec? Le coût d’emprunt du Québec sur les obligations à 30 ans est d’environ 4,5 %. En Ontario, il est de 4,4 %. Nous avons donc un différentiel de près de 0,1 point de pourcentage. Ce n’est pas énorme, mais c’est un écart qui fait en sorte que les emprunts du Québec coûtent plus cher de quelques dizaines de millions de dollars par année. Plus important encore, c’est un écart qui grandit depuis deux ans, comme l'indique ce tableau préparé par Bloomberg. L'écart du coût d'emprunt sur les obligations à 30 ans entre le Québec et l'Ontario grandit depuis deux ans. Photo : Radio-Canada / Bloomberg













