
10 fois plus cher chez les concessionnaires?
Le Journal de Montréal
Ce n’est certainement pas avec cette chronique que je me ferai des amis chez les concessionnaires. Remarquez, celle-ci illustre une situation on ne peut plus réelle, qui explique pourquoi les automobilistes délaissent massivement le service au concessionnaire, une fois la garantie terminée. D’abord, sachez donc que par souci de transparence et parce qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé, je tairai ici le nom du concessionnaire chez qui j’ai vécu cette situation que je qualifierais de cocasse.
Sur une petite voiture âgée d’une douzaine d’années, j’ai récemment eu un problème d’ordre électronique que seul le concessionnaire était en mesure de régler, en raison d’une reprogrammation. Le concessionnaire en question a donc effectué la réparation et m’a ensuite contacté pour d’indiquer que le problème était réglé. Il a aussi pris l’initiative d’effectuer une estimation de réparation du système d’échappement. Parce qu’en effet, une légère fuite au niveau de silencieux se fait entendre, nécessitant le remplacement de ce dernier.
Au téléphone, le conseiller technique m’a expliqué que plusieurs pièces se devaient d’être remplacées et que cela nécessitait un travail complexe. En l’écoutant me préparer mentalement au choc de la facture, j’ai rapidement compris que je préférais me tourner vers mon mécanicien de confiance pour effectuer les réparations : grosso modo, 278 $ plus taxes! Cela comprend le silencieux, le joint d’étanchéité et le temps de travail.
Très curieux d’entendre ce que le concessionnaire allait me proposer, j’ai donc laissé le conseiller me vendre sa salade. Ce dernier m’indiquait qu’il fallait remplacer plus que le silencieux, soulignant qu’une bonne partie du système d’échappement était foutu. Cela allait ainsi expliquer une facture avant taxes estimée à 2 598 $, pratiquement dix fois plus élevée que celle de mon mécanicien qui, en passant, ne m’a fait aucun cadeau à ce prix, sauf une petite soudure au niveau d’un point de fixation qui commençait tranquillement à se décomposer. Pour régler ce problème, le concessionnaire aurait pour sa part installé une pièce neuve, et très coûteuse...
Visiblement, le mécanicien du concessionnaire a donc simplement mentionné la défectuosité du véhicule au conseiller technique, lequel a fait une estimation à l’aide d’une liste de pièces. Évidemment, sans considérer qu’il s’agit d’un véhicule dont la valeur dépasse à peine celle de l’estimation de cette réparation. Après tout, on ne répare pas un véhicule de 3 000 $ de la même façon qu’un véhicule de 30 000 $...
Cela prouve deux choses. D’abord, que le département de service d’un concessionnaire de véhicules neufs est habitué de remplacer des pièces, non pas de réparer. Une nuance très importante. Et c’est normal, puisque l’on travaille principalement sur des véhicules sous garantie, sur lesquels le consommateur ne paie que rarement des pièces, hormis l’entretien général. Il faut dire que parce que le coût d’exploitation du département de service d’un concessionnaire est très élevé, il est difficile, voire impossible d’effectuer des réparations de la même façon que le ferait votre mécanicien indépendant. Le profit réalisé sur les pièces et la main-d’œuvre doit être élevé pour justifier notamment les coûts exorbitants de l’outillage et des formations de certains employés, sans compter bien sûr le coût des installations d’un concessionnaire qui doit respecter l’image d’un constructeur. Ajoutez à cela (dans certains cas) un syndicat d’employés faisant grimper le taux horaire des mécaniciens, et vous avez là une partie de l’explication.
Paradoxalement, les constructeurs automobiles tentent pourtant de s’accaparer de plus en plus de parts de marché sur l’entretien automobile par l’intermédiaire des concessionnaires, mettant ainsi des bâtons dans les roues des ateliers indépendants, qui peinent à accéder aux programmes informatiques et outils nécessaires à la réparation de certains véhicules. Un problème que l’industrie doit guetter de près, sans quoi les véhicules fardés de technologies et plus difficiles à entretenir pourraient se retrouver rapidement à la casse, conséquence d’un entretien financièrement non viable.
En terminant, retenez ceci : qu’importe le type de travail effectué hors garantie, l’entretien et les réparations chez un concessionnaire coûteront systématiquement plus cher. Toujours plus cher. Dans certains cas, cela peut être justifiable, certes. Or, dans mon cas, une estimation a été lancée sans tenir compte du véhicule, du contexte, préférant remplacer une pièce à gros prix plutôt que d’effectuer une petite soudure locale qui durera sans doute pour le reste de la vie du véhicule. En terminant, sachez que dans cet exemple, le pot d’échappement vendu par le concessionnaire coûte 491 $ plus taxes, alors que le silencieux Walker vendu par mon atelier (qui se garde 30% de profit sur les pièces) coûte 172 $ plus taxes.

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