
«Une scène de crime»: des dizaines de tombes d'enfants noirs à l'abandon aux États-Unis
TVA Nouvelles
Mark Davis, un garçon noir né à Baltimore, dans l’est des États-Unis, est mort en 1885 à la House of Reformation, un établissement de correction pour mineurs afro-américains situé dans le Maryland. Il avait 13 ans.
De son existence, il ne reste qu’une pierre tombale ensevelie sous la neige et les feuilles mortes, cachée dans un bois situé sur le terrain de cet ancien centre de détention. Tout près, une autre stèle est accolée à un arbre, sur laquelle est gravé le nom de William Jones, mort en 1887, âgé de 17 ans.
À 300 mètres, entre un cimetière pour anciens combattants et la route menant à l’actuelle prison pour mineurs de Cheltenham, sont alignés une centaine de blocs de béton, sous lesquels reposent les corps d’enfants officiellement morts de tuberculose, de pneumonie ou d’épuisement, entre 1877 et 1939. Tous étaient noirs.
Plus de 200 mineurs seraient enterrés là, selon la Forgotten Children Initiative, un groupe de recherche de l’université de Georgetown lancé en février 2026 pour étudier ce cimetière informel et initier un travail de mémoire.
Les enfants détenus à la House of Reformation and Instruction for Colored Children, ouverte en 1873, étaient de petits délinquants ou des orphelins, explique Marc Schindler, membre du groupe d’étude et ancien chef de cabinet du département de la Protection des mineurs (DJS) du Maryland. Certains étaient accusés de vagabondage, d’autres d’être simplement « incorrigibles ».
« Je suis allée à l’école tout près (...) Quand nous passions devant le cimetière en voiture, mon père me disait “c’est là que tu iras si tu n’es pas sage”! », raconte Rosie Clark, une bénévole ayant exhumé des archives locales une centaine de certificats de décès des garçons enterrés.
De nombreux témoignages et articles de presse issus de The Afro-American, journal de Baltimore, ont relaté les conditions de détention terribles infligées aux enfants incarcérés, qui travaillaient dans des champs, au sein de l’établissement ou bien auprès de familles du Maryland.

Une série d’événements survenus en fin de soirée à l’aéroport LaGuardia de New York a mené à une collision fatale sur une piste d’atterrissage. Entre urgence médicale, interventions des pompiers et problèmes de communication, chaque minute a compté. Le Journal a préparé une chronologie qui retrace, presque minute par minute, le déroulement de cette tragédie qui a coûté la vie à deux pilotes.












