
«On ne peut pas simplement le décapiter» : un changement de régime serait improbable en Iran
TVA Nouvelles
Un changement de régime en Iran n’est pas imminent même si le guide suprême Ali Khamenei a été tué lors de frappes américano-israéliennes, samedi. Le régime politique iranien reste difficile à déloger, car il est « conçu pour être résilient », avance un analyste politique.
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Parmi les raisons qui auraient poussé Donald Trump à lancer son opération militaire en Iran figurent le dossier nucléaire, le programme de missiles balistiques, mais aussi le régime de Téhéran lui-même, souligne l’analyste politique Georges Mercier. Selon lui, le véritable enjeu pour le président américain réside dans la nature même du régime iranien — une théocratie islamiste — qui ne lui garantirait pas de « sécurité ».
« Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le régime politique iranien n’a pas été conçu pour être efficace, il a été conçu pour être résilient », mentionne-t-il.
Même si Washington a frappé la tête du régime, cela ne signifie pas pour autant qu’un changement est imminent. En Iran, plusieurs institutions, dont un conseil constitutionnel, un conseil de la révolution, un guide suprême, une présidence et un parlement se partagent et se disputent le pouvoir.
« Et le problème, c’est qu’on a un régime où l’autorité est diffusée, finalement, à travers différentes institutions, on ne peut pas simplement le décapiter pour parvenir à ce à quoi on était parvenu au Venezuela. C’est-à-dire, on enlève Nicolàs Maduro, on le remplace par Delcy Rodriguez, qui est plus sympathique aux intérêts américains, et donc, on a une situation satisfaisante », explique-t-il.
La question demeure donc de savoir s’il existe en Iran une figure capable de rallier les différentes factions du régime vers une issue plus favorable aux intérêts américains.













