
Venezuela : report de l’adoption de la loi d’amnistie générale
Radio-Canada
L'Assemblée nationale a reporté, faute de consensus, l'adoption de la loi d'amnistie générale qui doit conduire à des libérations de prisonniers politiques.
L'Assemblée nationale vénézuélienne a reporté, faute de consensus, l'adoption de la loi d'amnistie générale qui doit conduire à des libérations massives de prisonniers politiques, une loi promise, sous pression de Washington, par la présidente par intérim, Delcy Rodriguez. Cette décision était attendue par de nombreuses familles de prisonniers. Des milliers de personnes ont participé dans la matinée à la première grande manifestation d'opposition depuis la chute de Nicolas Maduro, capturé par l'armée américaine le 3 janvier, à l'Université centrale du Venezuela (UCV) de Caracas, la plus grande du pays et le lieu d'une critique du chavisme, la doctrine d'inspiration socialiste fondée par l'ancien président Hugo Chavez (1999-2013). Afin de préserver le climat de conciliation et de consensus nécessaire, nous avons convenu de reporter la discussion [...] pour éviter de tomber dans des débats inutiles et pour pouvoir approuver la loi à la prochaine séance de l'Assemblée nationale, a déclaré Jorge Arreaza, président de la commission responsable de la rédaction de la loi, après un vote à l'unanimité du report. La loi avait été approuvée en première lecture le 5 février et devait être votée jeudi. Les discussions à l'Assemblée nationale ont achoppé sur l'article 7 de la loi qui prévoit, en l'état, que les personnes amnistiées doivent se mettre en règle.

Donald Trump, le président des États-Unis, a beau tempêter : ni les pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ni la Chine n'ont répondu à son appel de déployer des navires, afin de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. En point de presse, le président a présenté sa demande comme un test de loyauté, en affirmant qu'il s'agissait d'une opération mineure pour des pays que les États-Unis aident depuis des années. Aucun n'a répondu présent jusqu'à maintenant, et certains se disent « en réflexion ». Le reportage de notre correspondante Azeb Wolde-Giorghis












