
Mot de l’info | Accès, censure et IA : les défis de couvrir la guerre au Moyen-Orient
Radio-Canada
Le travail des journalistes lors de conflits armés est particulièrement délicat et comporte de nombreux obstacles avec lesquels Radio-Canada doit composer.
Montréal, 28 février 2026, 2 h du matin. À Radio-Canada, les téléphones sonnent. Les États-Unis et Israël viennent de frapper Téhéran. L’ayatollah Ali Khamenei aurait été visé. Il faut alerter nos collègues, lancer une programmation spéciale sur nos plateformes et déployer nos équipes, dont certaines reviennent à peine de la couverture des Jeux olympiques et de celle de la guerre en Ukraine. Au Moyen-Orient, les missiles et les drones fusent à partir de l’Iran. Vers Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, l’Arabie saoudite. La guerre se régionalise à vitesse grand V. Nos équipes partent dans les heures et les jours qui suivent. À Erbil, dans le Kurdistan irakien, d’où le bruit court que des combattants locaux pourraient traverser la frontière pour affronter au sol les forces iraniennes. Au Liban, d’où le Hezbollah a lancé des frappes contre Israël en soutien à son allié iranien et où, aujourd’hui, les frappes israéliennes se multiplient. En Israël, pour voir l’impact et comprendre la genèse de cette nouvelle guerre. À Los Angeles, où vit une communauté iranienne si importante qu’elle vaut à la ville le sobriquet de Tehrangeles. Tehrangeles, certes, mais pas Téhéran. Radio-Canada n’a pas de bureau en Iran. Et pas de visas actifs, ceux-ci étant délivrés au compte-gouttes, pour entrer dans ce pays. L’accès au territoire s’impose immédiatement comme un aspect clé de la couverture.

Les Parisiens s'apprêtent à choisir un nouveau maire après 25 ans de gouvernance socialiste. À trois jours du premier tour, l'accès au logement est l'une des principales préoccupations de l'électorat dans la ville la plus dense, et l'une des plus chères d'Europe. Dans la campagne électorale, deux visions s'affrontent sur le rôle des logements sociaux pour freiner l’exode des familles vers la banlieue. Le reportage de notre correspondante Tamara Altéresco.












