
Un Pakistanais jugé coupable d'avoir fomenté l'assassinat de personnalités politiques, dont Trump
TVA Nouvelles
Un jury new-yorkais a reconnu vendredi un Pakistanais de 48 ans coupable d’avoir fomenté des tentatives d’assassinat de personnalités politiques américaines, dont Donald Trump, avec le soutien du gouvernement iranien, a annoncé le parquet.
La peine à l’encontre d’Asif Merchant sera fixée dans un second temps, à une date encore à déterminer, a précisé un porte-parole du parquet à l’AFP. Il risque la prison à vie, selon un communiqué du ministère de la Justice.
Jugé pour « terrorisme » et « meurtre par commanditaire » devant le tribunal fédéral de Brooklyn, Asif Merchant, qui avait plaidé non coupable, a déclaré avoir été contraint de participer pour protéger sa famille à Téhéran des Gardiens de la révolution, a rapporté la presse américaine.
« Ma famille était menacée et je n’avais pas le choix », a témoigné l’accusé par l’intermédiaire d’un interprète en ourdou. « Je n’étais pas prêt à le faire de mon plein gré », a-t-il dit, selon le Washington Post.
Interpellé en juillet 2024 par des agents de la police fédérale (FBI) s’étant fait passer pour des tueurs à gages, il a affirmé qu’il s’attendait à être arrêté avant que quiconque ne soit tué et qu’il avait l’intention de coopérer avec le gouvernement américain.
Asif Merchant a dit s’être notamment vu fixer pour mission de trouver un criminel pour organiser des manifestations, commettre des vols, blanchir de l’argent et, peut-être, assassiner quelqu’un.
Selon lui, trois noms ont été évoqués : Donald Trump, Joe Biden et Nikki Haley, ancienne gouverneure de Caroline du Sud et candidate à l’investiture républicaine à l’élection présidentielle de 2024.
Le procès s’est déroulé dans un contexte de guerre contre l’Iran, qui a débuté le 28 février et a coûté la vie au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
« L’Iran a essayé d’assassiner le président Trump, et le président Trump a eu le dernier mot », a commenté mercredi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth.













