
Trump se déchaîne contre les juges de la Cour suprême
Radio-Canada
Donald Trump s’en prend aux juges de la Cour suprême qui ont invalidé ses droits de douane, les accusant d'être soumis à des « influences étrangères ».
Donald Trump s'est déchaîné vendredi contre les juges de la Cour suprême qui ont mis à bas une partie de ses droits de douane, disant avoir « honte » d'eux et les accusant d'être soumis à des « influences étrangères ». J'ai honte pour certains membres de la Cour, totalement honte, parce qu'ils n'ont pas eu le courage de faire ce qui était bon pour notre pays, a lancé le président américain, qui contenait à peine sa fureur, en s'adressant aux journalistes depuis le pupitre de la salle de presse de la Maison-Blanche. L'ancien promoteur immobilier, qui, jusqu'ici a gouverné sans être entravé par le Congrès ou les tribunaux, c'est-à-dire les deux grands contre-pouvoirs, s'en est pris personnellement aux six des neuf juges de la Cour qui ont soutenu la décision. Donald Trump a parlé d'idiots et de caniches au service de la gauche radicale. Il a mis en cause leur patriotisme et leur loyauté envers la Constitution. Les progressistes Sonia Sotomayor, Elena Kagan et Ketanji Brown Jackson, le juge en chef, John Roberts, considéré comme un conservateur modéré, et enfin Amy Coney Barrett et Neil Gorsuch, deux juges choisis par Donald Trump lui-même pendant son premier mandat (2017-2021), ont jugé illégales les taxes douanières dites réciproques lancées tous azimuts par Donald Trump l'an dernier.

Donald Trump, le président des États-Unis, a beau tempêter : ni les pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ni la Chine n'ont répondu à son appel de déployer des navires, afin de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. En point de presse, le président a présenté sa demande comme un test de loyauté, en affirmant qu'il s'agissait d'une opération mineure pour des pays que les États-Unis aident depuis des années. Aucun n'a répondu présent jusqu'à maintenant, et certains se disent « en réflexion ». Le reportage de notre correspondante Azeb Wolde-Giorghis












