
Traite d’enfants, prostitution, affaire Epstein: un rapport troublant vise un géant hôtelier français
TVA Nouvelles
Traite d’enfants en Russie, prostitution dans d’autres pays, affaires Epstein et DSK... Accor a été la cible jeudi d’un rapport virulent du fonds spéculatif Grizzly, qui l’a fait chuter en Bourse, le géant hôtelier français démentant ensuite fermement.
Accor « dément fermement toute implication dans l’exploitation systémique supposée liée à la traite d’êtres humains ou d’enfants. À ce stade, et à la suite de la publication de ce rapport, le groupe mène une enquête interne approfondie » pour vérifier les « allégations » de Grizzly, a-t-il indiqué dans un communiqué.
Un « cabinet externe » a été mandaté pour réaliser cette enquête et « les conclusions de ces vérifications seront rendues publiques », a ajouté le groupe.
Jeudi matin, Grizzly, une société financière qui recourt au pari à la baisse sur le cours d’une action, a publié un rapport dans lequel elle accuse »18 hôtels Accor russes » d’avoir « accepté d’accueillir des orphelins ukrainiens en vue de leur adoption par des familles russes ».
« Plusieurs hôtels ont explicitement assuré à l’enquêteur qu’aucune information sensible n’était communiquée au siège français d’Accor ni à l’ambassade d’Ukraine », ajoute le rapport.
Après avoir chuté de plus de 10 % en séance, l’action Accor a perdu 5,97 % à 39,50 euros à la clôture, tandis que l’indice parisien CAC 40 a reculé de 2,03 %
Selon Grizzly, « les hôtels Accor dans plus de 20 pays ont accepté des réservations qui évoquaient explicitement l’exploitation et des abus sexuels sur enfants ».
Cette société financière indique sur son site web avoir « une équipe d’analystes basée aux États-Unis composée de comptables, d’économistes et d’ingénieurs » et « ses propres enquêteurs privés en Chine ».
« Si certaines de ces allégations devaient être confirmées, le groupe prendrait toutes les mesures appropriées et se réserve le droit d’engager des poursuites contre toute partie impliquée dans de telles pratiques », assure Accor dans son communiqué.













