
TDAH et médication : quand le système d’éducation à trois vitesses est montré du doigt
Radio-Canada
Des corrélations sont faites entre les surdiagnostics de TDAH au Québec et les attentes de performance de l'école à trois vitesses
Cette augmentation qu’on note depuis 25 ans coïncide avec la mise en place de l’école à trois vitesses, constituée des écoles publiques avec leurs programmes particuliers sélectifs et le régulier et par les écoles privées. C’est un système qui valorise les résultats au détriment des élèves plus vulnérables et jugé comme le plus inéquitable au pays. Bien qu’on ne puisse pas clairement établir un lien de cause à effet entre notre système scolaire et la croissance des diagnostics au Québec du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), la sociologue et professeure à l’Université Laval, Marie-Christine Brault, affirme qu’on peut établir des corrélations. Marie-Christine Brault est professeure au département de sociologie de l'Université Laval. Photo : Photo fournie par Marie-Christine Brault Elle explique d’abord que des études menées aux États-Unis ont démontré qu’un système scolaire à qui on demande d’être plus performant et, par conséquent à ses élèves d’avoir de meilleurs résultats scolaires, augmente le risque que les élèves soient diagnostiqués avec un TDAH et se voient prescrire un médicament pour ce trouble.













