
Stellantis affiche une perte de 22,3 milliards d'euros pour 2025
TVA Nouvelles
Pénalisé par ses déboires dans les voitures électriques, le constructeur automobile Stellantis a publié jeudi une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour l’année 2025, la deuxième plus importante jamais enregistrée par un groupe français.
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Cette énorme perte du groupe italo-franco-américain aux 14 marques (Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot, Ram, Vauxhall...) s’explique par des charges de 25,4 milliards d’euros, qui traduisent un plan de réduction de sa production dans l’électrique, où les ventes sont très inférieures à ses attentes initiales, et de relance de modèles à essence et diesel.
Une décision prise à la suite des difficultés des modèles électriques aux États-Unis, marché clé pour Stellantis, où ce segment recule faute de soutien de l’administration Trump.
En annonçant le 6 février cette provision colossale, le nouveau directeur général Antonio Filosa, arrivé aux commandes en juin pour remplacer Carlos Tavares, avait expliqué vouloir « réinitialiser » la stratégie du groupe qui a « surestimé » le rythme de la mutation électrique, surtout aux États-Unis.
Les provisions financeront notamment l’arrêt de certains modèles électriques et de projets d’usines de batteries.
La perte comptable de Stellantis est la deuxième plus importante jamais annoncée par un groupe français, derrière le record de Vivendi (-23,3 milliards d’euros en 2002) mais devant France Télécom (-20,7 milliards en 2002) et EDF (-17,9 milliards en 2022).













