
Quand des Africains combattent sous l’uniforme russe
Radio-Canada
Des pays africains s’inquiètent de voir leurs jeunes être attirés vers la Russie sous de faux prétextes.
Avant le 24 février 2022, l’Ukraine était une destination de choix pour de nombreux jeunes africains. Moins cher et plus facile d’accès que nombre de ses voisins européens, le pays accueillait quelques dizaines de milliers d’étudiants venus d’Afrique sur les bancs de ses classes d’université. Avec l'invasion à grande échelle de la Russie, beaucoup sont partis dans la précipitation, dénonçant parfois le traitement subi aux frontières. Depuis, ce sont pour de toutes autres raisons que certains jeunes africains foulent le sol ukrainien. Début février, Charles Ojiambo Mutoka s’est présenté devant les caméras de l’Agence France Presse à Nairobi, la capitale du Kenya. Dans ses mains, la photo de son fils mort en Ukraine, où il combattait sous l’uniforme russe. Vous devriez avoir honte d’envoyer quelqu’un au front, car cette guerre ne nous concerne pas du tout, nous les Africains, a-t-il lancé à l’endroit de la Russie.

Donald Trump, le président des États-Unis, a beau tempêter : ni les pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ni la Chine n'ont répondu à son appel de déployer des navires, afin de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. En point de presse, le président a présenté sa demande comme un test de loyauté, en affirmant qu'il s'agissait d'une opération mineure pour des pays que les États-Unis aident depuis des années. Aucun n'a répondu présent jusqu'à maintenant, et certains se disent « en réflexion ». Le reportage de notre correspondante Azeb Wolde-Giorghis












