
Les microséries verticales débarquent (et elles pourraient vous rendre accro)
Radio-Canada
Né en Asie, ce format pensé pour les téléphones s’impose désormais aux États-Unis et fait son apparition au Québec, avec La mascotte du chaos et Les flix.
Des épisodes de deux minutes qui racontent des histoires d'amour – parfois abracadabrantes, mais pas seulement – et qui se regardent en format vertical : voilà la formule à succès des microséries, aussi appelées microdrames. Né en Asie, ce format s’impose désormais aux États-Unis et fait son apparition au Québec. Les duanju, comme on les appelle en Chine, sont apparus dans les années 2000. Mais l'an dernier, ils ont connu un tel essor qu’ils ont généré plus de recettes que les films ayant pris l'affiche au cinéma, notamment grâce à leurs intrigues farfelues. Par exemple, une femme donne naissance à 99 bébés au terme d’une même grossesse. Ces dernières années, la popularité des microséries a aussi gagné les États-Unis, où elles ont généré 11 milliards de dollars américains (15 milliards de dollars canadiens) de recettes en 2025. Selon le magazine Variety (nouvelle fenêtre), le marché mondial des microséries devrait représenter, en 2030, 26 milliards de dollars américains, soit 35 milliards de dollars canadiens. Si certaines de ces microséries se regardent sur TikTok ou YouTube, d’autres sont offertes sur des applications spécifiques, comme DramaBox, CandyJar ou encore ReelShort, dont les séries sont produites par Crazy Maple Studio. ReelShort propose 2600 séries, dont certaines dépassent les 350 000 millions de vues. La plateforme compte plus de 65 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde. Chaque semaine, de deux à quatre nouvelles séries viennent enrichir son catalogue.

Le studio d’effets spéciaux Framestore Montréal est en nomination aux Oscars dans la catégorie « meilleurs effets visuels » pour son travail dans le film F1, qui met en scène Brad Pitt. L’entreprise emploie près de 800 personnes à Montréal. Catherine Gauthier en discute avec sa directrice générale, Chloë Grysole.












