
Les États-Unis restent attachés à l'accord commercial avec l'UE, assure Bruxelles
TVA Nouvelles
Les États-Unis restent attachés à l’accord commercial conclu l’an dernier avec l’Union européenne, en dépit de la décision défavorable de la Cour suprême sur les droits de douane, a rapporté mardi un responsable européen après des entretiens avec ses homologues américains.
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La Cour suprême a jugé la semaine dernière que Donald Trump n’avait pas l’autorité pour imposer la plupart des taxes douanières qu’il avait instaurées, ce qui n’a pas empêché le président américain de répliquer par de nouveaux droits de douane de 10 % sur les importations américaines, entrés en vigueur ce mardi. Entre-temps, Trump a assuré qu’il monterait ce nouveau taux à 15 %, mais il n’a toutefois pas pris de décret en ce sens.
Cette succession de décisions a soulevé de nombreuses questions quant à la validité des nouvelles taxes à l’importation vis-à-vis de l’accord commercial conclu l’été dernier entre Washington et Bruxelles.
Cet accord a fixé à 15 % le niveau maximum des droits de douane pour la plupart des produits européens, mais les Européens se demandent s’il est désormais totalement caduc. Dans ce cas, certains produits européens se retrouveraient taxés plus fortement que ce que prévoyait cet accord, s’inquiètent-ils.
« Je suis resté en contact permanent avec mes homologues, et tous deux m’ont assuré qu’ils restaient engagés en faveur de l’accord avec l’Union européenne », a toutefois assuré le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, devant les députés européens.
Le commissaire a appelé le Parlement, qui a suspendu lundi l’examen de l’accord commercial avec les États-Unis, à reprendre ses travaux et donner son feu vert au texte dès que les incertitudes découlant de la décision de la Cour suprême auraient été levées.
Le principal négociateur commercial pour l’UE a également abordé un autre sujet sensible dans les relations transatlantiques, celui des droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens. Ceux-ci ont été fixés à 50 % par Washington, et l’UE cherche à les faire baisser.













