
Le Japon envisage d'enfouir des déchets nucléaires sur une île isolée du Pacifique
TVA Nouvelles
Le Japon envisage d’utiliser une île déserte et reculée de l’océan Pacifique, située à près de 2000 kilomètres de Tokyo, comme site d’enfouissement de déchets nucléaires, ont indiqué des responsables gouvernementaux.
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À l’heure où l’atome civil a de nouveau le vent en poupe à travers le monde, trouver des sites de stockage définitif pour le combustible usé, potentiellement dangereux pendant des dizaines de milliers d’années, constitue un épineux défi.
Le Japon ne fait pas exception, alors qu’il se réoriente vers un « usage maximal de l’énergie nucléaire » en respectant des conditions renforcées de sûreté, selon sa politique énergétique, quinze ans après la catastrophe de Fukushima.
Le gouvernement nippon souhaite ainsi mener une étude préliminaire sur Minamitorishima, l’île la plus orientale du territoire du Japon dans le Pacifique, afin de déterminer si elle peut accueillir une installation d’enfouissement.
Minamitorishima, propriété de l’État, inhabitée par des civils et interdite aux touristes, dispose d’« une certaine superficie encore inexploitée pouvant accueillir un site », a déclaré mardi à la presse le ministre de l’Industrie, Ryosei Akazawa.
L’île, de forme triangulaire et entourée d’un atoll corallien, présente également certains « atouts scientifiques favorables » de par sa géographie, a ajouté le ministre.
Une demande a été soumise à la municipalité de Tokyo qui administre l’île afin d’en examiner les conditions géologiques et l’activité volcanique à partir de documents géologiques, première étape d’une enquête en trois phases destinée à sélectionner le site de stockage définitif.













