
Le F-16 qui s'est écrasé en Turquie poursuivait une trace radar non identifiée
TVA Nouvelles
L’avion de chasse F-16 de l’armée turque qui s’est écrasé peu après son décollage mercredi avait été dépêché pour enquêter sur une trace radar non identifiée le long de la frontière bulgare, a déclaré jeudi le ministère turc de la Défense.
« Le 25 février, après la détection d’une trace radar non identifiée à notre frontière avec la Bulgarie, deux avions de chasse F-16 ont décollé dans le cadre d’une mission d’intervention d’alerte », a affirmé le ministère.
Les trajectoires radar non identifiées sont détectées par les systèmes de surveillance du trafic aérien et peuvent être causées par divers facteurs, allant des conditions météorologiques à un vol d’oiseaux, en passant par des ballons-sondes ou des drones égarés.
« Les communications radio et le contact radar avec l’un des appareils ont été perdus à 00h56 (21h56 GMT mardi) », a-t-il ajouté.
Bien que le pilote ait « activé le système d’éjection au dernier moment dans une tentative d’abandonner l’appareil », il est décédé dans l’accident, a indiqué le ministère, sans donner plus de détails.
L’épave du F-16 — un modèle Block 50 de 1993 — a été retrouvée lors d’opérations de recherche et de sauvetage, la cause de l’incident « devrait être clarifiée après un examen détaillé par l’équipe d’enquête sur l’accident », a-t-il ajouté.
En novembre, la Turquie a suspendu les vols de ses avions-cargos C-130 après le crash d’un appareil en Géorgie, alors qu’il revenait d’Azerbaïdjan. Les 20 personnes à bord ont péri.
D’autres F-16, construits par la société américaine Lockheed Martin, se sont écrasés ces derniers mois.
En janvier, un F-16 taïwanais s’est abîmé en mer lors d’une mission de routine. Son pilote, qui s’était éjecté, est porté disparu.













