
L’usage de la pilule abortive a augmenté de 80 % en un an au Québec
Radio-Canada
Les femmes sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers cette option pour mettre un terme à leur grossesse, selon des données de la RAMQ.
L’usage de la pilule abortive a explosé dans la dernière année au Québec. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers cette option pour mettre un terme à leur grossesse, en raison notamment d’une meilleure connaissance entourant ce médicament et d’une plus grande accessibilité, selon divers intervenants. En 2025, 2852 femmes québécoises ont obtenu un remboursement de la RAMQ pour le Mifegymiso, le médicament prescrit dans le cadre du Programme d’accès universel gratuit à l’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse. Il s’agit d’une hausse de 80 % par rapport à l’année précédente, où 1586 personnes avaient obtenu un remboursement de la RAMQ pour ce médicament. En deux ans, le nombre de femmes ayant eu recours à la pilule abortive a plus que doublé, alors que 1365 personnes ont reçu un remboursement du Mifegymiso en 2023. Je pense que c’est une excellente nouvelle. Le Québec, on a été vraiment très lent avant d’adopter des services qui vont permettre aux femmes d’utiliser la pilule abortive lorsqu’elles veulent terminer une grossesse. Ce qu’on voit, le fait que ça ait doublé, ça nous laisse penser que le service est plus accessible, a réagi la Dre Diane Francœur, directrice générale de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. Pour les femmes, il n’y a pas de questions là-dessus : quand on peut avoir un avortement médical, c'est toujours mieux.

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, est à Londres pour rencontrer son homologue britannique, Keir Starmer, en conclusion d’une visite en Europe. Les deux dirigeants se sont montrés plutôt évasifs au sujet de l’appel du président des États-Unis, Donald Trump, concernant une intervention dans le détroit d’Ormuz. De Londres, Valérie Gamache nous donne plus de détails.












