
Enquête sur la police de Longueuil : le ministère et le DPCP se renvoient la balle
Radio-Canada
La mairesse de Longueuil a demandé au ministère de la Sécurité publique de se pencher sur des allégations d'ingérence de policiers dans l'affaire Nooran Rezayi.
Près d'une semaine après que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a remis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) son rapport sur l'intervention policière ayant coûté la vie au jeune Nooran Rezayi, le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, n'a toujours pas déclenché d'enquête sur des allégations d'ingérence de certains policiers de Longueuil dans le processus. Le 21 septembre 2025, dans l'heure et demie ayant suivi la mort de l'adolescent de 15 ans, abattu par un agent du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL), le BEI a constaté que des policiers avaient cherché activement des preuves matérielles et visuelles, en plus de recueillir des dépositions écrites à partir d'interrogatoires de témoins directs des événements. Ces gestes sont contraires à la Loi sur la police, puisqu'un corps policier ne peut enquêter sur lui-même après un événement semblable. En réponse à des questions de la directrice du BEI, le directeur du SPAL, Patrick Bélanger, a signé une lettre qui comporterait des informations erronées sur les décisions et les agissements de certains de ses policiers, ce qui a conduit la mairesse de Longueuil à demander une enquête au ministère en vertu de l'article 279 de la Loi sur la police. La confiance envers nos institutions est au cœur de mon engagement politique. Cette même transparence doit s’appliquer au SPAL, expliquait Catherine Fournier en décembre 2025. Le directeur du Service de police de l'agglomération de Longueuil, Patrick Bélanger, a signé une lettre qui comporterait des informations erronées sur les agissements de certains de ses policiers, en réponse à des questions du BEI. (Photo d'archives)

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












