
Greenpeace menacée de ruine après une défaite judiciaire à 345 millions de dollars aux États-Unis
TVA Nouvelles
Un juge de l’État américain du Dakota du Nord a acté vendredi la condamnation de la célèbre ONG Greenpeace à verser 345 millions de dollars de dommages et intérêts à l’exploitant d’un oléoduc auquel elle s’était opposée, selon une copie du jugement consultée par l’AFP.
Le jugement, hors norme dans l’histoire des ONG environnementales, menace l’existence même de l’organisation emblématique du combat pour la protection de l’environnement, qui dénonce la volonté d’un acteur américain du pétrole de la « faire taire » en la ruinant.
« C’est un jugement dévastateur » non « seulement pour Greenpeace, mais aussi pour le mouvement environnemental mondial », analyse Michael Gerrard, professeur de droit à l’université Columbia et spécialiste des actions de justice climatique, auprès de l’AFP.
L’ONG, qui a assuré à plusieurs reprises ne pas pouvoir payer une telle somme, a manifesté son intention de faire appel.
« Dénoncer les entreprises qui nuisent à l’environnement ne devrait jamais être considéré comme illégal », a insisté Marco Simons de Greenpeace USA et Greenpeace Fund, dans un communiqué.
« Nous ne nous laisserons pas réduire au silence », a abondé Mads Christensen de Greenpeace International.
La décision de vendredi valide celle d’un jury ayant reconnu en mars 2025 trois entités de Greenpeace responsables de la majorité des accusations portées par le groupe Energy Transfer et les ayant condamnées à verser plus de 665 millions de dollars.













