
Entre puissance et prudence : le dilemme nucléaire de la Saskatchewan
Radio-Canada
Pour atteindre la carboneutralité d'ici 2050, le gouvernement provincial et SaskPower misent gros sur l'atome. Mais ce pari est loin de faire l'unanimité.
La Saskatchewan se trouve à la croisée des chemins énergétiques. Pour atteindre la carboneutralité d'ici 2050 et pour répondre à une demande en électricité qui devrait doubler d'ici 25 ans, le gouvernement provincial et SaskPower misent gros sur le nucléaire. Ce pari, qui s'appuie sur les vastes réserves d'uranium du nord de la province, est cependant loin de faire l'unanimité. Initialement, la province concentrait ses efforts sur les petits réacteurs modulaires (PRM). La ville d'Estevan a d'ailleurs été désignée comme site potentiel pour une première unité opérationnelle dès 2034. Cependant, le gouvernement provincial a récemment annoncé son intention de se tourner vers l'évaluation de grands réacteurs traditionnels. Les réacteurs à grande échelle sont plus économiques par unité d'énergie produite, indique Jeter Hall, directeur du Centre Fedoruk pour l'énergie nucléaire, pour expliquer ce changement. Selon lui, cette puissance permettrait non seulement de stabiliser le réseau local, mais aussi d'exporter de l'électricité vers l'Alberta. Le coût de ces options envisagées est au cœur des débats. Les PRM sont estimés entre 3 et 5 milliards de dollars par unité (l'Ontario prévoit même 6,1 milliards pour son premier réacteur à Darlington). Les grands réacteurs, eux, se chiffrent à des dizaines de milliards de dollars par unité.













