
Des parents d’enfants autistes épuisés par des coupes à leurs allocations
Radio-Canada
La directrice générale d'Action Autisme Haute-Côte-Nord Manicouagan dénonce l'impact de la baisse des allocations de répit pour les familles.
Les familles québécoises vivant avec des personnes ayant une déficience physique ou intellectuelle, ou un trouble du spectre de l’autisme doivent composer, depuis avril 2025, avec une diminution de leur allocation pour le répit prévue par le Programme de soutien aux familles. Un plus tard, les impacts se font durement sentir sur la Côte-Nord, selon la directrice générale d'Action Autisme Haute-Côte-Nord Manicouagan. Au micro de Bonjour la Côte, la directrice de l'organisme, Isa-Ève Tremblay explique qu’auparavant, l'allocation de répit était attribuée pour chaque enfant ayant des besoins particuliers au sein d'un même foyer. Désormais, le montant est accordé par famille. Pour les foyers comptant plusieurs enfants à besoins particuliers, la note est salée. Isa-Ève Tremblay connaît personnellement cette réalité. Mère de jumeaux de 15 ans atteints d'un trouble du spectre de l’autisme, elle a fait le choix de ne pas les envoyer en service de garde, une décision qui exigeait une disponibilité constante. Elle a dû mettre sa carrière sur pause pendant 13 ans. Le programme de soutien aux familles permet notamment de payer des services de gardiennage ou de dépannage, offrant un répit essentiel aux proches aidants. Pour Isa-Ève Tremblay, ces compressions viennent affaiblir des familles qui sont déjà vulnérables. Elle rappelle que les parents d'enfants à besoins particuliers font souvent face à une précarité financière, car les rendez-vous médicaux se multiplient, et la déscolarisation de l'enfant oblige fréquemment l'un des parents à rester à la maison ou à s'absenter du travail.

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, est à Londres pour rencontrer son homologue britannique, Keir Starmer, en conclusion d’une visite en Europe. Les deux dirigeants se sont montrés plutôt évasifs au sujet de l’appel du président des États-Unis, Donald Trump, concernant une intervention dans le détroit d’Ormuz. De Londres, Valérie Gamache nous donne plus de détails.












